Alternative à Pic-Time : la galerie française qui vous paie en euros
Dernière mise à jour : juillet 2026
En résumé : sur les fonctions, Pic-Time nous dépasse largement — reconnaissance faciale, diaporamas animés, boutique de tirages avec relances automatiques. On ne va pas prétendre l'inverse. Notre terrain à nous tient en une phrase : vous êtes un photographe français, vous voulez être payé en euros, sur votre compte, sans frais de change ni labo d'impression américain qui prend sa part. C'est là-dessus qu'on se bat, pas ailleurs.
Comparer Pic-Time feature par feature, c'est perdre d'avance. Leur produit a des années d'avance sur l'IA et les tirages. Alors on retourne la table : voici d'abord ce qu'ils font mieux, ensuite la seule chose qui, pour un indépendant qui facture en France, change vraiment le calcul — l'argent.
Ce que Pic-Time fait mieux que nous
Cinq trous, honnêtement, par ordre d'importance pour un photographe qui vend.
- La boutique de tirages. Pic-Time a bâti tout son modèle là-dessus : un labo intégré, des relances d'impression envoyées seules à vos clients après la livraison, une commission partagée. C'est un vrai canal de revenu récurrent. Nous n'avons rien de tout ça — nous ne vendons que du fichier numérique.
- L'IA. Reconnaissance faciale pour qu'un invité retrouve ses photos, tri automatique. Ils l'ont, nous non.
- Les diaporamas animés. Une livraison mise en scène, musique et transitions. Chez nous, c'est une grille de photos, sobre. Efficace, mais pas spectaculaire.
- La sélection client qui remonte toute seule. Chez eux, ce que le client coche vous attend dans votre espace. Chez nous, il vous renvoie un fichier .csv — un aller simple, pas un aller-retour.
- Notre palier gratuit est trop maigre. Une galerie, 30 photos. Une séance en fait 50 à 300. De quoi juger l'outil, pas de quoi livrer un vrai client. C'est notre plus mauvais choix produit à ce jour.
Si l'un de ces cinq points structure votre activité — surtout si vous vivez de la vente de tirages — arrêtez votre lecture et prenez Pic-Time. C'est un excellent outil. On ne le rattrapera pas en écrivant une page web.
Le vrai sujet : facturer en dollars vous coûte, discrètement
Pic-Time est une société américaine. L'abonnement est en dollars, la boutique de tirages est opérée depuis les États-Unis, en dollars. Pour un photographe français, ça crée deux fuites silencieuses.
- Votre abonnement. Vous le réglez en dollars ; votre banque convertit et ajoute sa marge de change. Le montant en euros bouge d'un mois sur l'autre avec le taux, donc votre charge n'est jamais tout à fait la même.
- Chaque paiement client. Si votre cliente règle une galerie libellée en dollars, sa carte applique à son tour une conversion. Vous récupérez un montant en euros que ni vous ni elle n'aviez fixé.
Chez nous, il n'y a pas de conversion parce qu'il n'y a pas de dollars. L'abonnement Pro est à 12 €/mois ou 99 €/an. Une galerie vendue à 200 € est encaissée 200 € — vous en gardez 190 €, la plateforme prend 5 %. L'argent arrive sur votre compte via Stripe Connect, en euros, et vous facturez en euros : votre comptabilité et votre TVA n'ont pas à jongler avec un taux de change ni un relevé en devise étrangère.
Ce n'est pas un argument de features. C'est un argument de trésorerie et de paperasse. Il ne pèse rien sur une prestation isolée, et il pèse pour de vrai sur une année de mariages et de portraits.
Pic-Time, Pixieset et nous, ligne à ligne
Relevé en juillet 2026 sur les pages publiques des éditeurs. Les prix de Pic-Time et Pixieset sont en dollars et changent souvent : on renvoie chez eux plutôt que d'afficher un chiffre qui sera faux dans trois mois.
| Critère | Nous | Pic-Time | Pixieset |
|---|---|---|---|
| Devise d'encaissement de vos ventes | euros, sur votre compte | dollars | dollars |
| Frais de change pour un client français | aucun | ceux de sa carte | ceux de sa carte |
| Abonnement facturé en | 12 €/mois ou 99 €/an | dollars, voir leur page | dollars, voir leur page |
| Commission sur une galerie vendue | 5 % | 0 % (le modèle vit sur les tirages) | 0 % en payant |
| Boutique d'impression / print lab | aucune, vous vendez le fichier | oui, au cœur du produit | oui |
| Hébergement des photos | Europe, bucket privé S3 | États-Unis | non documenté (acteur nord-américain) |
| Filigrane incrusté côté serveur | oui, dans le pixel | non documenté | non documenté |
| Téléchargement ZIP HD sans filigrane | oui | oui | oui |
| Accès par code, sans paiement | oui | oui (mot de passe) | oui (mot de passe) |
| Reconnaissance faciale / tri IA | non | oui | oui |
| Diaporama animé de livraison | non | oui | oui |
| Sélection client renvoyée dans le tableau de bord | non (export .csv Lightroom) | oui | oui |
| Prix affiché en euros | oui | non | non |
Sources : pic-time.com/pricing et pixieset.com/pricing. « Non documenté » signifie que l'éditeur ne publie pas l'information, pas que la fonction est absente.
Notre grille, en euros, palier par palier
Deux paliers, pas cinq. Pas de « à partir de », pas de conversion à faire de tête.
| Palier | Prix | Galeries & photos | Commission sur vente |
|---|---|---|---|
| Gratuit | 0 € | 1 galerie, 30 photos, filigrane de la plateforme | 5 % |
| Pro mensuel | 12 €/mois | Illimité, votre filigrane, sans marque plateforme | 5 % |
| Pro annuel | 99 €/an (soit 8,25 €/mois) | Idem Pro, deux mois offerts sur l'année | 5 % |
Un silence à connaître : notre offre Pro est annoncée en galeries et photos illimitées, sans quota en Go affiché. C'est confortable, mais c'est un silence, pas une garantie. Si vous prévoyez de stocker 500 Go, écrivez-nous avant de payer.
Ce que le client repart vraiment avec
Beaucoup d'outils verrouillent la valeur dans leur boutique : le fichier « propre » se mérite en passant commande d'un tirage. Nous, le livrable est le produit. Deux choses concrètes.
- Un ZIP HD sans filigrane, réellement exploitable. Une fois l'accès débloqué (par code ou par paiement), le client récupère toutes les photos en pleine résolution dans une seule archive. Le ZIP est streamé en compression zéro — les JPEG sont déjà compressés, rien à regagner — avec cinq minutes de budget pour les grosses séances. Pas de filigrane, pas de sous-résolution imposée pour vous pousser vers un tirage.
- Une sélection compatible Lightroom. Le client coche ses favoris dans la galerie, puis copie la liste des noms de fichiers, la télécharge en .csv ou l'envoie en un clic par email, dans l'ordre exact de votre catalogue. Vous collez ça dans un filtre par nom de fichier dans Lightroom, et votre collection de retouche est prête. La limite, répétée parce qu'elle compte : cette liste part de son navigateur, il faut qu'il vous l'envoie — le bouton email prépare le message, il n'arrive pas seul dans votre tableau de bord.
Le parcours complet, de l'import à la livraison
- Import. Vous montez les photos de la séance. À l'import, sharp fabrique deux dérivés — une vignette de 500 px et un aperçu de 1600 px — et incruste votre filigrane dans le pixel de l'aperçu. L'original est stocké à part, sans URL publique.
- Aperçu filigrané. Vous partagez le lien privé. Le client fait défiler tout le reportage en filigrane, sur ordinateur comme sur mobile. Aucun fichier pleine résolution n'est servi à ce stade.
- Favoris client. Il coche les photos qu'il retient et peut laisser un mot sur chacune — recadrage voulu, préférence entre deux clichés proches. La liste et ses notes se construisent dans son navigateur, sans qu'il ait à créer de compte.
- Export vers Lightroom. Il vous transmet la liste — email prérempli ou .csv — des noms de fichiers, avec sa note en regard de chaque photo ; vous filtrez votre catalogue et vous lancez la retouche sur la bonne sélection, en sachant ce qu'il attend.
- Livraison ZIP HD. Une fois l'accès débloqué, le client télécharge l'archive pleine résolution, sans filigrane. Fin de la prestation.
Alors, Pic-Time ou nous ?
Prenez Pic-Time si la vente de tirages est un pilier de votre chiffre d'affaires, si vous voulez des diaporamas léchés et une reconnaissance faciale pour les gros événements. Ils sont meilleurs là-dessus, franchement.
Prenez-nous si vous êtes un indépendant français qui livre du fichier numérique, qui veut encaisser en euros sur son compte, facturer proprement au régime français, garder ses données en Europe, et ne pas dépendre d'un labo d'impression américain pour rentabiliser son outil. La question n'est pas « qui a le plus de boutons ». C'est de savoir en quelle monnaie vous êtes payé, et à qui appartient le fichier que votre client télécharge.
Questions fréquentes
Mon client paie par carte : où arrive l'argent d'une galerie vendue ?
+
Sur votre compte bancaire, en euros. Le paiement passe par Stripe Connect : le client règle, la somme atterrit chez vous, on prélève 5 % au passage. Vous facturez et encaissez en euros, ce qui reste compatible avec votre déclaration de TVA française. Chez Pic-Time, la logique est inversée : le revenu principal vient de la boutique de tirages, opérée depuis les États-Unis et libellée en dollars.
Vais-je payer des frais de change comme avec un outil en dollars ?
+
Pas sur nos ventes ni sur notre abonnement : tout est en euros. Avec un outil qui facture en dollars, deux endroits vous grignotent — l'abonnement que vous réglez, converti par votre banque, et chaque paiement client passé par une carte qui applique sa marge de conversion. Le taux bouge aussi d'un mois sur l'autre. Rien de dramatique à l'unité, mais sur une année de séances ça se voit.
Suis-je obligé de passer par une boutique d'impression ?
+
Non, et c'est un choix assumé : on n'en propose aucune. Vous vendez le fichier numérique, point. Le modèle de Pic-Time repose au contraire sur le print lab — les relances d'impression automatiques envoyées à vos clients sont une part du revenu, partagée avec le labo. Si vous voulez ce canal de vente de tirages, prenez Pic-Time. Si vous voulez livrer un fichier propre et être payé net, restez.
Où sont hébergées mes photos, et est-ce compatible RGPD ?
+
Sur un stockage objet compatible S3 que nous opérons nous-mêmes, en Europe, dans un bucket privé sans accès public. Ni l'original ni l'aperçu ne sont indexables : seule une route de lecture sert l'aperçu filigrané de 1600 px. Pic-Time est un acteur américain dont l'infrastructure est aux États-Unis. Si la localisation des données conditionne votre achat — clients institutionnels, mairies, écoles — écrivez-nous avant de payer.
La sélection de mon client revient-elle dans mon tableau de bord ?
+
Non, et on préfère l'écrire noir sur blanc. Votre client coche ses photos dans la galerie et repart avec la liste des noms de fichiers, copiée d'un clic ou en .csv, dans l'ordre de votre catalogue, prête à coller dans un filtre Lightroom. Mais cette liste vit dans son navigateur : c'est lui qui vous l'envoie. Pic-Time et Pixieset, eux, la font remonter automatiquement chez vous. C'est notre principal retard sur ce point.
Comment migrer depuis Pic-Time ?
+
À la main : il n'existe aucun import automatique entre les deux. Vous téléchargez vos collections depuis Pic-Time, vous créez une galerie chez nous par séance, vous remontez les fichiers — une dizaine de minutes par galerie. En pratique, on ne migre pas son historique : on laisse l'ancien compte expirer et on bascule les nouvelles séances. Testez d'abord sur une seule prestation avant de tout déplacer.
Testez sur votre prochaine séance
Une galerie et 30 photos gratuitement, sans carte bancaire. Assez pour juger le filigrane, le téléchargement HD et l'export de sélection — pas assez pour livrer un mariage entier, on l'a écrit plus haut.
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